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Thèses internationales

34 fiche(s)

La frontière entre guerre et paix

  • Auteur : Laurent Chevalier
  • Directeur(s) de thèse : François Laruelle
  • Année : 2002
  • Discipline : Philosophie
  • Établissement : Paris 10
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Résumé :
La frontière est le concept central de la géographie. Non pas parce qu'elle serait une donnée naturelle de la Terre (géo), mais bien parce qu'elle est son écriturre (graphie). La frontière ne naît pas avec la Terre mais avec son dédoublement cartographique. Son écriture suppose autant le mythe que l'histoire, car elle est de l'ordre du signe entre sacralisation et désacralisation. Mais plus qu'un signe parmi d'autres, nous verrons qu'elle est consécutive de l'acte même de signifier et de faire sens. Aussi, nous nous limiterons pas à étudier l'un de ses masques en particulier. Nous tenterons pl…

La frontière est le concept central de la géographie. Non pas parce qu'elle serait une donnée naturelle de la Terre (géo), mais bien parce qu'elle est son écriturre (graphie). La frontière ne naît pas avec la Terre mais avec son dédoublement cartographique. Son écriture suppose autant le mythe que l'histoire, car elle est de l'ordre du signe entre sacralisation et désacralisation. Mais plus qu'un signe parmi d'autres, nous verrons qu'elle est consécutive de l'acte même de signifier et de faire sens. Aussi, nous nous limiterons pas à étudier l'un de ses masques en particulier. Nous tenterons plutôt de saisir son fonctionnement même à travers ses principales articulations. Car celles-ci fondent et structurent autant l'espace et le temps de toute communauté humaine que l'espace et le temps de tout individu qui y est intégré, voudrait l'être ou chercherait, au contraire, à s'en libérer. Dans cette perspective penser la frontière, c'est rester à la frontière de la philosophie, de la psychanalyse et des sciences. Enfin, si la réalité de la frontière c'est la guerre et sa fiction la paix, c'est en explorant l'entre-deux que nous ne serons peut-être plus dupe de l'un ou de l'autre. L'enjeu ne pourra se réduire à l'espoir d'une autre vie, mais à l'invention d'une histoire qui ne sera plus celle de la violence et de l'illusion des frontières.

Notice officielle

Idendité et altérité chez E. Lévinas et dans la non-philosophie

  • Auteur : Dae-Sun Yun
  • Directeur(s) de thèse : François Laruelle
  • Année : 2001
  • Discipline : Philosophie
  • Établissement : Paris 10
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Résumé :
L'Eros paternel qui est immanent à la proximité d'autrui est lié au principe de la production de l'infinité dans le temps, la production qui est manifestée comme infiniment autre. Il est la nécessité métaphysique qui rend possible l'existence pluraliste en tant qu'unicité du moi constituée dans la séparation. Ethiquement, il suppose alors la responsabilité pour autrui. Ainsi, la paternité descendant en nous est comparable au désir métaphysique, qui ne se destine qu'à l'extériorité car l'idée de l'infini se manifeste comme absolument autre qui est l'expression de l'identité en tant qu'altérité.…

L'Eros paternel qui est immanent à la proximité d'autrui est lié au principe de la production de l'infinité dans le temps, la production qui est manifestée comme infiniment autre. Il est la nécessité métaphysique qui rend possible l'existence pluraliste en tant qu'unicité du moi constituée dans la séparation. Ethiquement, il suppose alors la responsabilité pour autrui. Ainsi, la paternité descendant en nous est comparable au désir métaphysique, qui ne se destine qu'à l'extériorité car l'idée de l'infini se manifeste comme absolument autre qui est l'expression de l'identité en tant qu'altérité. Enfin, ''l'Eros paternel '', qui est le mot clef de notre thèse de façon à mettre en lumière la relation de Dieu présentée à l'homme, et qui évoque ainsi par la révélation le sens de l'identité de soi, est comme le désir métaphysique qui s'effectue sous la forme de ''retour éternel à Dieu ''.

Notice officielle

La non-philosophie de Gilles Deleuze et Felix Guattari : dualyse unilatérale de la schizo-analyse suivant la théorie et la discipline de Françoise Laruelle

  • Auteur : Erik del Bufalo
  • Directeur(s) de thèse : François Laruelle
  • Année : 2000
  • Discipline : Philosophie
  • Établissement : Paris 10
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Résumé :
Notre étude est un programme et une pragmatique ainsi qu'une investigation qui s'accomplit à l'occasion de la ''non-philosophie''. Celle-ci n'est qu'une théorie et une discipline sans philosophie, pour la philosophie. La non-philosophie est l'innovation la plus radicale pour la pensée, innovation qui se fait dans la pensée autant que hors la philosophie. Elle est une innovation transcendantale, au-delà de la pensée, pour la pensée, et son innovation commence par la renonciation à toute visée du Réel. Elle renonce à devenir une visée de plus sur le Réel, sans pourtant nier ''de droit'' la visée…

Notre étude est un programme et une pragmatique ainsi qu'une investigation qui s'accomplit à l'occasion de la ''non-philosophie''. Celle-ci n'est qu'une théorie et une discipline sans philosophie, pour la philosophie. La non-philosophie est l'innovation la plus radicale pour la pensée, innovation qui se fait dans la pensée autant que hors la philosophie. Elle est une innovation transcendantale, au-delà de la pensée, pour la pensée, et son innovation commence par la renonciation à toute visée du Réel. Elle renonce à devenir une visée de plus sur le Réel, sans pourtant nier ''de droit'' la visée de la philosophie sur Celui-ci. Elle renonce à devenir une pensée qui demande le Réel, cause en dernière instance de toute pensée, à sa portée. Cela est sa puissance, non plus vouloir, ne fût-ce que dans la propre privation, penser le Réel, mais penser depuis le Réel. Elle renonce à la surdétermination, de la philosophie autant qu'à celles des sciences dites de l'homme. Elle renonce à la connaissance impossible de l'homme, pour parvenir à penser et à connaître la pensée et la connaissance elles-mêmes, ainsi que leurs surdéterminations incontournables et irrémissibles. Elle peut le faire car elle s'effectue depuis l'identité radicale de l'homme vers la pensée, et non plus l'inverse. Elle est une ''science des hommes'' pour la philosophie et les sciences humaines. Cette recherche n'est qu'un cas de la valeur de cette discipline, en l'occurence d'une pensée, la ''schizoanalyse'', qui n'est que le pur devenir-infini de la philosophie. La ''schizoanalyse'', produite et reproduite infiniment dans le carrefour de la philosophie et de la psychanalyse, dans le ''entre-deux'' ou le ''devenir-deux'' du philosophe, Deleuze, et du psychanalyste, Guattari, n'est que le symptôme ou la manifestation d'une décision plus profonde, à savoir ''la Décision philosophique'', toujours autrement que réelle.

Notice officielle

Le principe de non-specularité : le réel, l'être et le sens

  • Auteur : STEPHANE SANCHEZ
  • Directeur(s) de thèse : François Laruelle
  • Année : 1999
  • Discipline : Philosophie
  • Établissement : Paris 10
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Résumé :
Savons-nous a quelle realite nous confronte un reflet ? toutes sortes de reponses furent apportees a cette question. Au fil de l'histoire, l'homme, comme en un theatre, module son apprehension de ce qui se joue a la surface des miroirs et de toutes les formes reflexives - en un mot, <<speculaires>>. Ce discours que l'homme tient sur la specularite vient bientot expliciter les propres images qu'il ade lui-meme. La specularite n'est-elle pas alors le principe commun de toutes ces images de l'homme ? comment en etre certain puisqu'un tel principe de specularite sert a expliquer ? si ce discours a…

Savons-nous a quelle realite nous confronte un reflet ? toutes sortes de reponses furent apportees a cette question. Au fil de l'histoire, l'homme, comme en un theatre, module son apprehension de ce qui se joue a la surface des miroirs et de toutes les formes reflexives - en un mot, <<speculaires>>. Ce discours que l'homme tient sur la specularite vient bientot expliciter les propres images qu'il ade lui-meme. La specularite n'est-elle pas alors le principe commun de toutes ces images de l'homme ? comment en etre certain puisqu'un tel principe de specularite sert a expliquer ? si ce discours affirmant ce qu'est l'homme ici et maintenant nous a guide, c'est qu'il genere les outils suffisants pour sa comprehension : quel est le sens mis enjeu par ce discours ? quel est l'etre dont s'honore l'homme ? sur quel reel s'appuie-t-il ? le reel, l'etre et le sens voient se nouer entre eux des liens qui justifient l'efficacite speculaire. Ce sont l'analogie (entre le sens et le reel), la verite (entre l'etre et le sens) et l'histoire (entre le reel et l'etre). Cette triangulation schematise des lors une specularite devenue le principe de sa propre toute-puissance et regnant sur la difference. Pareille efficacite va neanmoins a l'encontre du principe de specularite car, de lui-meme, que nous permet-il de savoir ? il est possible de le distinguer comme un auto-principe suffisant en concedant a ce qui lui sert a distinguer - la negation - sa propre part d'efficacite, et creer avec elle un lien particulier, hors de toute convention : un lien-nonlien. Cette efficacite se doit alors d'etre principielle, et c'est cela le principe de non-specularite. Le principe de non-specularite est l'ecarteur principiel, l'initiateur de la distance entre une origine et son reflet, entre le debut et la fin, entre une question et sa reponse, entre l'homme et ce qu'il dit de lui-meme, puisque ce principe initie cette distance entre le principe et la specularite. Peut-il neanmoins etre celui qui ecartes'il n'est en meme temps celui qui s'ecarte ? la veritable question serait davantage : - quel est le probleme resolu par le principe de specularite ? chaque question est l'oeuvre du principe de non-specularite.

Notice officielle

Philosophie et non philosophie de l'imagination

  • Auteur : Danilo Di Manno de Almeida
  • Directeur(s) de thèse : François Laruelle
  • Année : 1999
  • Discipline : Philosophie
  • Établissement : Paris 10
  • thesesfr
Résumé :
En philosophie, l'imagination n'apparait pas comme probleme, mais comme theme. Guide par cette formule, ce travail pose le probleme de la thematisation philosophique de l'imagination. La these comporte deux parties. La premiere philosophique - part de la decouverte d'une dimension transcendantale de l'imagination chez kant. Apres avoir expose la theorie kantienne de l'imagination, nous presentonsquelques doctrines philosophiques de l'imagination (le rationalisme de descartes, l'empirisme de hume, le neokantisme et heidegger). Le but est de degager l'invariant de la thematisation philosophique …

En philosophie, l'imagination n'apparait pas comme probleme, mais comme theme. Guide par cette formule, ce travail pose le probleme de la thematisation philosophique de l'imagination. La these comporte deux parties. La premiere philosophique - part de la decouverte d'une dimension transcendantale de l'imagination chez kant. Apres avoir expose la theorie kantienne de l'imagination, nous presentonsquelques doctrines philosophiques de l'imagination (le rationalisme de descartes, l'empirisme de hume, le neokantisme et heidegger). Le but est de degager l'invariant de la thematisation philosophique et de mettre au jour une economie tbematisante de la philosophie. La deuxieme partie est dite <<non-philosophique>>, dans le sens que f. Lamelle donne a cette expression. Nous cherchons a elaborer unetheorie <<non-philosophique>> de la thematisation philosophique. Nous discutons quelques questions concernant la thematisation: la nature hallucinante de celle-ci, sa pretention idealiste de determiner l'homme, la resistance a ce que nous appelions force-d'imaginer. Nous proposons un nouveau rapport a la philosophie, resultant dans la reduction de sa pretention. Ce nouveau rapport touche directement tout discours structure de maniere philosophique, dont celui des sciences humaines. Celles-ci ne sont pas traitees dans ce travail; cependant, elles sont impliquees dans tout son developpement. La perspective qui commande notre entreprise et donne le sens de la recherche est designee par l'expression non-europeenne. Par celle-ci nous voulons affirmer une diversite de manifestation de la pensee et de l'imagination humaines. Nous affirmons aussi une indifference a toute pretention philosophique, ainsi qu'a la nonreconaissance de la diversite de <<lieux>> dans le monde. En depit de la domination europeene et de la pretention philosophique, qui identifient l'acte de philosopher a l'acte de penser et d'imaginer, des humains ordinaires continuent a realiser une oeuvre diverse et creative.

Notice officielle

Peinture et langage : voir dire et montrer autour de l'invisible et de l'indicible

  • Auteur : Mathias Leboeuf
  • Directeur(s) de thèse : François Laruelle
  • Année : 1998
  • Discipline : Philosophie
  • Établissement : Paris 10
  • thesesfr
Résumé :
1. Il s'agit de montrer dans ce travail que la pensee de la peinture n'a jamais fait droit au reel de peinture et s'est toujours echouee sur un deni: celui de la peinture en tant que peinture. Ce travail se deploie en trois mouvements: 1 montrer a travers une ''radiographie'' des principales philosophies esthetiques contemporaines (phenomenologie, philosophie analytique, deconstruction. . . . ) mais aussi de la psychanalyse, de la semiologie et de l'iconographie (panovsky), que la peinture, pour des raisons structurales au langage, n'a jamais ete pensee en tant que peinture. Le reel de peintur…

1. Il s'agit de montrer dans ce travail que la pensee de la peinture n'a jamais fait droit au reel de peinture et s'est toujours echouee sur un deni: celui de la peinture en tant que peinture. Ce travail se deploie en trois mouvements: 1 montrer a travers une ''radiographie'' des principales philosophies esthetiques contemporaines (phenomenologie, philosophie analytique, deconstruction. . . . ) mais aussi de la psychanalyse, de la semiologie et de l'iconographie (panovsky), que la peinture, pour des raisons structurales au langage, n'a jamais ete pensee en tant que peinture. Le reel de peinture a toujours ete indexe a du langage, rapporte a du verbal ou assigne a un concept transcendant (de langage): l'invisible; qui n'est (du moins pour le peintre) qu'un nom. Il y a un deni de la peinture en tant que peinture par la philosophie et ses avatars. Il s'agit tout d'abord de le montrer. 2 nous nous attacherons ensuite a decrire l'evenement du reel de peinture ''en un'' c'est a dire sans le scinder dans une dualite, un mixte peinture-langage ou peinture-invisible. Le reel de peinture est un nouveau visible invu qui ne se laisse rapporter a rien d'autre que lui meme et doit s'apprehender dans son identite propre, son immanence radicale. Il nous faudra pour cela abandonner le discours de l'esthetique et son langage, pour une posture non-philosophique telle que f. Lamelle la preconise. 3 reste alors a envisager les repercutions du reel de peinture, lorsqu'il est considere comme tel, sur le langage. Qu'elle est l'efficace de la peinture sur le langage? que serait un langage en fonction de la peinture (et non plus une peinture pensee comme langage), une pensee qui prendrait en compte l'operation de la peinture? question de la poesie et du rapport qu'elle entretient a la peinture.

Notice officielle

Psychanalyse et non-pychanalyse

  • Auteur : Didier Moulinier
  • Directeur(s) de thèse : François Laruelle
  • Année : 1998
  • Discipline : Philosophie
  • Établissement : Paris 10
  • thesesfr
Résumé :
Peut-on parler ''non-psychanalytiquement'' de la psychanalyse ? il s'agit ici de transformer les concepts et les operations analytiques deja en vigueur, de lire depuis un autre savoir la theorie de lacan dans son ensemble et de deduire le concept de jouissance de celui du reel. L'objet de recherche est donc resume par ces trois termes : ''lacan'', ''psychanalyse'', ''jouissance''. - la premiere partie consacree a lacan et aux lectures possibles de lacan (philosophiques, psychanalytiques, non-psychanalytique) veut surtout montrer la coherence et le caractere global de cette pensee jusqu'a en ex…

Peut-on parler ''non-psychanalytiquement'' de la psychanalyse ? il s'agit ici de transformer les concepts et les operations analytiques deja en vigueur, de lire depuis un autre savoir la theorie de lacan dans son ensemble et de deduire le concept de jouissance de celui du reel. L'objet de recherche est donc resume par ces trois termes : ''lacan'', ''psychanalyse'', ''jouissance''. - la premiere partie consacree a lacan et aux lectures possibles de lacan (philosophiques, psychanalytiques, non-psychanalytique) veut surtout montrer la coherence et le caractere global de cette pensee jusqu'a en extraire le paradigme qui la fonde : celui du sujet sous la forme du ternaire r. S. I. (reel, imaginaire, symbolique). La non-psychanalyse en souligne l'originalite theorique par rapport au discours philosophique ambiant. - la partie suivante engage plus directement la theorie non-psychanalytique elle-meme. A nouveau, il faut confronter la psychanalyse a la philosophie, puis a elle-meme comme pratique interpretative, et enfin a la science pour entrevoir le passage qui mene, non de la psychanalyse a la non-psychanalyse, mais de la science (ou non-philosophie) a la non-psychanalyse, et de celle-ci a la clinique analytique comme theorie devenue autonome. - la troisieme partie, consacree a la jouissance, met en oeuvre plus pratiquement la methode dite de dualyse. Ce terme signifie qu'au lieu de la reciprocite analytique - et d'abord des concepts de desir et de jouissance -, on dispose des donnees analytiques emplacees unilateralement a partir de la jouissance, et surtout du reel. Se constitue ainsi une sorte de ''dictionnaire'' de la jouissance. L'on y exprime que lacan multiplie les sortes de jouissance autant que les barrieres a la jouissance parce qu'il considere fondamentalement celle-ci, a l'image de la ''jouissance de l'autre'', comme impossible, mythique, la confondant par trop avec le reel. Il s'agit de reconstruire un concept banni par la psychanalyse, le sujet de la jouissance.

Notice officielle

La non-philosophie de hannah arendt

  • Auteur : Anne Amiel
  • Directeur(s) de thèse : Georges Labica
  • Année : 1997
  • Discipline : Philosophie
  • Établissement : Paris 10
  • thesesfr
Résumé :
Ce travail se propose d'etudier les rapports difficiles d'arendt a la possibilite meme d'une philosophie politique. Dans ce cadre, on s'est efforce de montrer la coherence interne de l'oeuvre d'arendt a partir des origines du totalitarisme, coherence qui repose sur l'intrication de trois enonces qui sont trois lignes problematiques: ''le fil de la tradition est rompu'', ''la pensee doit demeurer liee a l'evenement comme le cercle a son centre'', ''je ne fais pas de philosophie politique''. On a par suite ete amene a mettre en oeuvre un principe de lecture privilegiant la confrontation des text…

Ce travail se propose d'etudier les rapports difficiles d'arendt a la possibilite meme d'une philosophie politique. Dans ce cadre, on s'est efforce de montrer la coherence interne de l'oeuvre d'arendt a partir des origines du totalitarisme, coherence qui repose sur l'intrication de trois enonces qui sont trois lignes problematiques: ''le fil de la tradition est rompu'', ''la pensee doit demeurer liee a l'evenement comme le cercle a son centre'', ''je ne fais pas de philosophie politique''. On a par suite ete amene a mettre en oeuvre un principe de lecture privilegiant la confrontation des textes arendtiens aux evenements qu'ils pretendent etudier (loin de s'en tenir a une lecture immanente). Ce parcours souligne l'importance fondamentale de sur la revolution, et de la confrontation avec marx. Enfin, en s'efforcant de montrer que la vie de l'esprit ne peut se comprendre comme un ''retour a la philosophie'' (jonas), on a mis en evidence le redeploiement d'une reflexion sur les mores (dans la lignee de montesquieu et tocqueville) et la complexite interne de la notion d'espace public. Dans tous les cas on s'est efforce de juger arendt a l'aune de ses propres exigences, et de montrer que les differenciations arendtiennes (entre travail, oeuvre action; prive, public, intime; social et politique) sont moins des coupures que des articulations, extremement problematiques, et soumises a revision de la part de leur auteur; que la question du jugement, presente des le depart de l'oeuvre, ne peut se comprendre comme un simple ''retour a kant'', en rupture avec les textes anterieurs, mais doit s'interpreter comme la prolongation de la remise en cause, a partir de la polis et de rome, de la tradition de pensee politique occidentale initiee par platon et aristote et se terminant avec marx. La pensee d'arendt peut se comprendre ainsi comme une reflexion sur la pluralite et le statut de ''l'etre-affecte''.

Notice officielle

L'esthétique, entre philosophie et non-philosophie

  • Auteur : Gilbert Kieffer
  • Directeur(s) de thèse : François Laruelle
  • Année : 1995
  • Discipline : Philosophie
  • Établissement : Paris 10
  • thesesfr
Résumé :
L'hypothèse de l'esthétique comme zone d'investigation ente la philosophie et la non-philosophie permettra de déceler les formes marginales du penser philosophique indirectement consacré, on généralise à l’art (non-esthetique 1); ou encore les dimensions réflectives des marges de l'art lui-même (non-esthétique?). Et peu à peu on fera l'abandon de ce point de vue restreint pour entrer dans un type de généralisations plus avancées (non-esthe��tique 3). Ces généralisations s'appuieront sur la démarche de pragmatique non-philosophique inventée par François Laruelle, que l'on conduira à trois nivea…

L'hypothèse de l'esthétique comme zone d'investigation ente la philosophie et la non-philosophie permettra de déceler les formes marginales du penser philosophique indirectement consacré, on généralise à l’art (non-esthetique 1); ou encore les dimensions réflectives des marges de l'art lui-même (non-esthétique?). Et peu à peu on fera l'abandon de ce point de vue restreint pour entrer dans un type de généralisations plus avancées (non-esthe��tique 3). Ces généralisations s'appuieront sur la démarche de pragmatique non-philosophique inventée par François Laruelle, que l'on conduira à trois niveaux d'exécution. Au niveau de pragmatique simple on adjoindra un niveau 2 de pragmatique combinatoire, par lequel on mettra en évidence, sur le rapport du ''Parménide'' de Platon, des positions esthétiques chaotiques. Une théorie sur une base non-philosophique peut non seulement inventer d'innombrables esthétiques, mais influer directement dans le domaine artistique. On envisagera au niveau pragmatique 3 (extratextuel une nouvelle approche et codification des perspectives (i. N. E. Perspectives), catalysée par une lecture non-philosophique de la ''relativité''. D'autres esthétiques, plus relativistes encore, peuvent alors surgir. On essayera d'en donner quelques exemples précis, en rapport surtout avec l'univers pictural.

Notice officielle

Dualisme et principe de totalité : recherche d'un fondement de la différence entre la Russie et l'Occident

  • Auteur : Maryse Dennes
  • Directeur(s) de thèse : François Laruelle
  • Année : 1990
  • Discipline : Philosophie
  • Établissement : Paris 10
  • thesesfr
Résumé :
La Russie et l'occident, ont l'une et l'autre, prétendu détenir la vérité de l'être et c'est cela qui les a conduits à des débordements totalitaires. Or, ce n'est pas l'être qui se manifeste dans l'histoire mais seulement l'une ou l'autre de ses modalités. A partir du ''dualisme'' et de la ''totalité'', les conditions réelles de ces manifestations peuvent être décrites. Sur la base d'attitudes originelles, ce sont elles qui permettent de comprendre comment la réalité humaine peut rester en accord avec ce qui l'installe fondamentalement dans le monde et dans l'histoire. La Russie et l'occident …

La Russie et l'occident, ont l'une et l'autre, prétendu détenir la vérité de l'être et c'est cela qui les a conduits à des débordements totalitaires. Or, ce n'est pas l'être qui se manifeste dans l'histoire mais seulement l'une ou l'autre de ses modalités. A partir du ''dualisme'' et de la ''totalité'', les conditions réelles de ces manifestations peuvent être décrites. Sur la base d'attitudes originelles, ce sont elles qui permettent de comprendre comment la réalité humaine peut rester en accord avec ce qui l'installe fondamentalement dans le monde et dans l'histoire. La Russie et l'occident ont, l'une et l'autre, une forme spécifique de devenir, mais, dans chaque cas, cette forme de devenir a été conduite à saturation. Dans l'aboutissement du mode d'être occidental, face à l'emprise mondiale de la technique, c'est le domaine de l'art et de la culture qui, seul, peut récupérer les conditions de la réalisation de l'humain. En préservant ainsi la différence entre la Russie et l'occident, on maintient l'être au-delà de ses diverses manifestations. La restitution de la question ontologique devient alors une façon de designer comment peut être évitée, en Russie comme en occident, une retombée dans le totalitarisme. Elle permet de comprendre comment, dans un monde domine par les sciences, l'homme garde encore l'espace de sa liberté.

Notice officielle